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Pourquoi les pays veulent supprimer le cash ?

Plus de cash, plus de risque de braquage.  C’est l’un des arguments avancés des défenseurs des paiements électroniques. Mais ce n’est pas tout. Plusieurs raisons motiveraient les pays à supprimer le cash.

Aider les pays pauvres

Selon un collectif appelé Better than cash, l’arrêt de l’utilisation de l’argent liquide ne ferait pas que réduire les insécurités liées aux vols à l’arrache et aux braquages, mais cela aiderait aussi les pauvres en facilitant les échanges. Pour vous présenter brièvement de Better than cash, il s’agit d’une alliance créée conjointement en 2012 par la fondation Bill & Melinda Gates, Ford Foundation, Citi, Omidyar Network, USAID, UNCDF et VISA, sous le parrainage de la princesse des Pays-Bas. Elle vise à promouvoir l’utilisation des paiements électroniques un peu partout dans le monde. Parmi ses objectifs ? La promotion de la gouvernance démocratique et responsable, l’inclusion financière et l’équité économique. Tout cela se fait au nom de la transparence et de la simplification.

Avec le soutien de l’UNCDF, Better than cash s’engage à aider les pays pauvres où plus de 2.6 milliards de personnes vivent avec moins de 2$ par jour. Plus de 90 % de ces gens n’ont pas accès aux services bancaires à cause de leur grande pauvreté. Du coup, ils n’ont d’autres moyens de paiement que l’argent liquide, sans le moindre espoir d’améliorer leur situation avec les crédits, les épargnes ou encore les aides au développement de leurs entreprises. Le collectif Better than cash a alors décidé d’offrir une aide technique et des subventions aux organisations de développement qui veulent bien numériser leurs transactions financières.

La suppression de l’argent liquide pour mieux contrôler les transactions

L’un des plus grands intérêts de la suppression du cash est la traque de la fraude fiscale, la lutte contre le marché noir et le blanchiment d’argent. Comme il s’agit de poursuivre des activités légales, le citoyen lambda ne devrait pas s’alarmer. Malgré cela, il y a comme un doute qui persiste : un si grand pouvoir de contrôler toutes les transactions économiques, s’il se trouve entre les mains d’un État totalitaire, ne permettrait pas tous les abus ?