Silver economy : le business des maisons de retraite

Silver economy : le business des maisons de retraite

 L’accroissement de l’espérance de vie entraîne une forte progression de la demande de places en maison de retraite.

En conséquence, les maisons de retraite profitent d’un secteur d’avenir. En France, les principaux types de maisons de retraite sont les maisons d’accueil de personnes âgées dépendantes, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes atteintes de la maladie d’Alzheimer et les unités de soins de longue durée. Certains établissements possèdent aussi des cliniques spécialisées dans les soins de suite ou de réadaptation ou des unités de services à domicile. La progression de l’activité des maisons de retraite est l’un des aspects de la Silver économie.

1.     La Silver economy, qu’est-ce que c’est ?

 Il s’agit de l’ensemble des phénomènes économiques concernant les personnes âgées. La progression de l’espérance de vie des individus ainsi que le nombre de départs à la retraite devant se produire dans les pays développés d’ici 2025 favorisent l’émergence de besoins nouveaux qui offrent de réelles opportunités aux entreprises qui sauront maîtriser ces créneaux.

 Les défis auxquels la silver économie doit répondre sont notamment l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées, le maintien de leur autonomie et l’accroissement de leur espérance de vie. Les besoins auxquels elle doit répondre sont donc les suivants :

–       Les exigences de la santé des seniors : médecine à distance, soins à domicile ainsi que fourniture d’instruments connectés de suivi de la santé et d’accroissement du bien-être ;

–       Les exigences liées à leur sécurité : il faut répondre à un besoin d’appareils de téléassistance et de détection des problèmes éventuels ;

–       Les services à la personne : prévoyance, aide ménagère ;

–       L’autonomie des seniors ;

–       L’adaptation de leur habitat et des moyens de transport  ;

–       Les loisirs des personnes âgées, leurs attentes dans le domaine des voyages ou des activités physiques. En effet, plus de la moitié des seniors voyagent périodiquement et plus de 80 % d’entre eux pratiquent une activité physique régulière.

 Cette évolution devrait entraîner la création de 300 000 emplois d’ici 2020 en France et cette progression devrait se poursuivre, car les services officiels pensent qu’en 2040 il devrait y avoir 1 400 000 personnes dépendantes en France.

2.     Un secteur public ou privé ?

En France, six maisons de retraite sur 10 appartiennent aux villes ou aux départements dans lesquels elles sont situées. 40 % des établissements appartiennent au secteur privé. Leurs propriétaires peuvent être des associations à but non lucratif, des mutuelles, des organismes de retraite ou des sociétés commerciales.

 Les maisons de retraite privées offrent des prestations hôtelières et des loisirs plus luxueux, mais elles demandent des prix plus élevés. Leurs clients peuvent aussi profiter de soins non médicamenteux onéreux et de balnéothérapies. Si elles sont gérées par des sociétés commerciales, celle-ci fixe librement les tarifs. Pour un hébergement dans une maison de retraite commerciale médicalisée, le prix quotidien à prévoir varie souvent entre 59 € et 75 € alors qu’il s’élève à une cinquantaine d’euros dans un établissement public.

Le site heureux-en-retraite.com propose des informations extrêmement utiles, aussi bien pour trouver la bonne maison de retraite pour vous ou vos proches, que pour choisir le meilleur appareil auditif.

3.     Qui paie pour les maisons de retraite ?

Les soins médicaux réalisés dans les maisons de retraite sont pris en charge par l’assurance-maladie. Mais l’hébergement est à la charge de la personne âgée qui doit par ailleurs payer les prestations supplémentaires non prévues par le contrat qu’elle a signé avec la maison de retraite.

Toutefois, si ses ressources sont faibles, elle peut bénéficier notamment des aides suivantes:

–       Une allocation personnalisée d’autonomie dont le montant est calculé en fonction de son niveau de dépendance et de ses ressources ;

–       Une aide sociale à l’hébergement qui n’est toutefois versée que s’il est établi que les enfants de la personne âgée se sont acquittés envers elle de leur obligation de lui verser des aliments ;

–       Une aide personnalisée au logement si la personne est logée dans un établissement privé conventionné ou une allocation sociale de logement dans les autres cas si les chambres sont conformes aux normes applicables.

On est en droit de poser un regard critique sur le business model des maisons de retraite privées, mais on ne peut pas ignorer que c’est un secteur florissant, porté par la hausse du nombre de personnes âgées dans la population française. C’est un secteur encore majoritairement publique, mais qui s’ouvre de plus en plus aux entreprises privées, et c’est une tendance qui risque de durer.